Dispositif militaire d‘insertion socioprofessionnelle pour les jeunes des Outre-mer éloignés de l‘emploi

GSMA Mayotte : la maison s’agrandit


A la suite des manifestations de Guadeloupe qui avaient donné lieu aux Etats généraux de l’Outre-mer, les pouvoirs publics se mobilisent pour que l’effectif de jeunes qui intègrent le Service Militaire Adapté (SMA) soit doublé.

En 2010, près de 3 000 jeunes ultras marins bénéficient d’une formation SMA. L’objectif est d’atteindre 6 000 jeunes formés par an à l’horizon 2014. C’est ce que venait annoncer le général Dominique Artur, commandant le SMA, de passage à Mayotte en avril 2011.

 

Le doublement prévu des effectifs fait ressembler le terrain du GSMA de Combani à un vaste chantier avec de nombreux bâtiments qui sortent de terre : 270 places d’hébergements au total pour les jeunes, les cadres etc. « ce qui devrait participer à la relance du secteur des BTP » glisse le lieutenant-colonel Yannick Sellier, chef de corps du GSMA. L’effort de l’Etat est de 20 M€. Les toits sont équipés de chauffe-eau solaires et de bardage en bois de pin.

Parmi les nouveautés, le lieutenant-colonel Yannick Sellier, tenait à parler du parcours différencié, « qui intégrera les jeunes diplômés du lycée professionnel en recherche d’emploi qui finissent par perdre leur savoirs scolaires et pratiques. Nous leur proposons une formation courte (6 mois) qui se terminera par le CAPI mais qui pourra les amener à intégrer par exemple la Boutique de Gestion (BGE) ».

Le taux insertion de 81% inclut l’entrée en formation professionnelle et ne permet pas de conclure à une pérennité dans l’emploi. Le colonel Sellier propose un parcours sécurisé pour augmenter les chances du jeune « qui nous est amené par la Mission locale, et qui après une année chez nous, sera envoyé vers un centre de formation professionnelle, dont les « deux poids lourds » que sont l’OIDF et l’Agepac, afin qu’il obtienne à l’issue de ces deux années un titre de formation professionnelle ». Les autres partent en emploi directs.

Aucune statistique ne permet d’appréhender le pourcentage de réussite dans l’emploi des jeunes qui seront passé par le GSMA, mais la mise en place d’un suivi sur 6 mois à Mayotte est en cours, qui se heurte aux changements de numéros de téléphone de la part des jeunes qu’il et parfois difficile de contacter. D’autre part, Grégory Kromwell évoquait le rôle du Conseil de Perfectionnement « qui se réunit une fois par an et qui permet d’adapter les formations aux évolutions du marché du travail ».

Lors des journées ou forums sur l’emploi, les professionnels en tout cas sont unanimes : ces jeunes sont très demandés par la rigueur

 

Source : www.Malango-actualite.fr ©