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Le 26 juillet 2012, en Nouvelle-Calédonie, dans la ville broussarde de Koumac (à 400 km de Nouméa), s’est déroulée la cérémonie de passation de commandement entre le lieutenant-colonel Thierry HOTIER et le lieutenant-colonel (TA) Patrice BELLON. Cette cérémonie a été présidée par M. Thierry SUQUET, secrétaire général du Haut Commissaire de la République de Nouvelle-Calédonie, et par le Général Jean-François PARLANTI, commandant supérieur des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie, en présence de nombreux invités civils et militaires dont les maires de KOUMAC et de NOUMEA, le grand chef BOARAT et des représentants de la Province Sud.

Le 1er juillet, le Groupement du service militaire adapté (GSMA) devenait le Régiment du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie (RSMA-NC). Celui-ci a ainsi reçu son premier drapeau ce 26 juillet, grâce à l’action préalable déterminante du général de division ARTUR auprès des ministres de l’Outre-mer et de la Défense. En effet, l’unité avait, jusque-là, l’honneur de garder l’étendard d’une unité dissoute : le 41ème Régiment d’artillerie de Marine.

Au delà du seul changement de dénomination, cette élévation à l’appellation de régiment vise à la fois à affirmer son identité, ce que symbolise l'attribution d'un drapeau "péi" et à consolider la montée en puissance du service militaire adapté en caractérisant l'effort de l'Etat - à l'heure où, par ailleurs, des régiments de l'armée de Terre étaient dissous.

L’essor du SMA a connu un nouvel élan en 2010 avec le plan SMA 600 (déclinaison à l’échelon local du plan SMA 6000 appliqué à l’ensemble des outre-mer). Concrètement, le SMA de Nouvelle-Calédonie compte 250 volontaires en 2010 ; il accueille 430 stagiaires et techniciens aujourd’hui et devra offrir 524 places en 2016.

Pour permettre la réalisation de ce plan, l’Etat a consenti un effort conséquent en faveur du SMA de Nouvelle-Calédonie. La montée en puissance des effectifs s’est accompagnée du renforcement des structures de l’unité par la densification du soutien et la création d’une nouvelle compagnie. Cet effort se concrétise, de plus, par l’aboutissement des investissements d’infrastructures qui voit de nouveaux bâtiments hébergement, de nouvelles plateformes de formation sortir de terre pour un coût de 1,4 milliards de Francs Pacifique (soit plus de 12 millions d’euros).

De son côté, le SMA-NC a fait évoluer ses filières avec la création des filières « ouvriers du secteur industriel (OSIN) », « sylviculture », pour s’adapter aux besoins en formation professionnelle. Deux nouvelles étapes poursuivent cette évolution : l’ouverture prochaine d’une « Maison du SMA » à Nouméa visant à renforcer le processus de recrutement et à favoriser l’insertion des jeunes dans le réseau de la formation professionnelle et le tissu entrepreneurial, ainsi que le projet « Cadets du SMA » qui ouvre ses portes aux jeunes âgés de 17 ans et deux mois en décrochage scolaire.

Ayant progressivement consolidé ses structures et élargi son périmètre, il s’est agi, ensuite, pour le SMA, de gagner en visibilité vis-à-vis des autres unités militaires et de son environnement politique. L’élévation à l’appellation de régiment signifie concrètement que les chefs de corps de cette unité seront désormais choisis parmi les officiers brevetés de l’Ecole de guerre, qui sélectionne les officiers supérieurs amenés à occuper les responsabilités les plus importantes.

Sur les plis de son drapeau sont inscrites les lettres d’or : « Régiment du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie ». La symbolique est ainsi renforcée par l’attribution de ce drapeau « péï » qui inscrit le régiment dans l’histoire nationale tout en l’enracinant à la terre de Nouvelle-Calédonie : pérennité de la mission, esprit de corps sont ainsi renforcés.

« Quand le drapeau avance, il faut le suivre ; quand il tombe, le relever pour le porter toujours plus loin. » - Lieutenant-colonel DRIANT.

Cette transformation s’inscrit dans une histoire, malgré tout, encore récente et dans la lignée de ce qui a été accompli depuis que les premiers détachements se sont installés à Koumac puis Koné, respectivement en 1986 et 1992. Le RSMA gagne en maturité. Il se renforce, avec ses partenaires (« Haussariat », Gouvernement et Congrès, provinces, Sénat coutumier, entrepreneurs, organismes de formations professionnels,…), pour continuer d’apporter son aide aux jeunes de Nouvelle-Calédonie. Son effort vise les jeunes, en particulier, ceux les moins qualifiés ou sortis du système éducatif, en vue de les amener vers une insertion durable dans une vie citoyenne, responsable et active : une œuvre solidaire, une œuvre sociale au profit de notre jeunesse, « souffle de dévouement et de générosité » (Lyautey).