Dispositif militaire d‘insertion socioprofessionnelle pour les jeunes des Outre-mer éloignés de l‘emploi

 Mappesma V3 blanche mini

Ils parlent du SMA

Mayotte : les évolutions du BSMA par le Général de Revel

my domtomactu19022016

A Mayotte, ils étaient 513 volontaires-stagiaires à apprendre un métier sous les drapeaux en 2015, ils seront 533 dans le cadre de cette montée en puissance. La rigueur militaire rattrape ceux qui ne savaient pas trop à quel destin se vouer :  » Nous allons au delà de notre mission d’accueil de 60% de jeunes sans aucun diplôme et de 30% d’illettrés puisqu’ils étaient 44% l’année dernière à Mayotte, souligne le général de Revel.

Un choix bénéfique que celui du BSMA de Mayotte, puisque son taux d’insertion est le plus élevé des SMA,  » 86%, dont la moitié est inséré dans l’emploi, précise...


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Iohann, peux-tu nous expliquer pourquoi tu as choisi de faire le parcours SMA ?

Cela faisait plusieurs mois que je n’arrivais pas à trouver de travail à Tahiti : le SMA me tentait car un ami m’avait dit que j’allais pouvoir y faire une formation en climatisation qui est un secteur qui marche bien sur l’île, et, en plus, découvrir la vie militaire.

As-tu été surpris par l’expérience ?

Oui ! Le rythme de la vie militaire c’était très différent de ma vie chez moi : les règles, les horaires, la tenue, le respect des chefs … Ca fait bizarre au début. La vie en commun aussi c’est un grand changement, mais ça fait pas de mal !

 

Pourrais-tu nous raconter ton expérience professionnelle après le SMA ?

J’ai postulé chez GDF Suez pour un BTS technicien maintenance en apprentissage en métropole et ils ont retenu ma candidature. Je suis donc arrivé en octobre 2012 à Paris avec d’autres tahitiens. Le choc du froid a été dur au début, mais on peut dire que cela s’est bien passé car on reste assez soudé. Depuis, j’alterne les cours et les périodes en entreprise (chez Cofely Axima, une filiale de GDF Suez Energie Services) où je travaille sur des missions de maintenance en chauffage, ventilation, climatisation.

Monsieur Pidoux, vous êtes le tuteur de stage de Iohann : constatez-vous une différence avec les jeunes issus d’autres formations ?

  • Karl Pidoux : Oui on voit une différence avec les jeunes qui n’ont pas fait l’Armée : quand je lui dis quelque chose, il écoute. Il pose des questions s’il a besoin, mais il ne conteste pas. 
  • Iohann : Je pense que l’expérience du SMA m’a aidé à me concentrer sur mon travail. Ma famille aussi dit que je suis devenu plus responsable. 

Iohann, quels sont tes projets pour les mois à venir ?

Iohann : Obtenir mon BTS en juin 2014 et rester chez GDF Suez, en métropole ou chez moi. Je ne rentrerai à Tahiti que si j’ai un poste là bas.