Dispositif militaire d‘insertion socioprofessionnelle pour les jeunes des Outre-mer éloignés de l‘emploi

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Ils parlent du SMA

#NouvelleCalédonie : Le Premier ministre visite "la Ferme".

Le Premier ministre, Édouard Philippe s’est rendu lundi en fin de matinée au Régiment du service militaire adapté, en compagnie d'Annick Giradin, Ministre des Outre-mer, et de Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Il y a notamment visité la « Ferme », le pôle de formation de la plate-forme des Métiers de la terre.

« Cette visite est une volonté de l’État puisque c’est un dispositif tourné vers la jeunesse. Les assises des Outre-Mer qui vont s’ouvrir sont essentiellement tournées vers la jeunesse. Je pense que parmi les dispositifs que le premier ministre va découvrir, le RSMA est un dispositif qui fonctionne en Nouvelle-Calédonie », avançait le lieutenant-colonel de Villers. lire l'article

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crédit Photo : Ivan Cotignola

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ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE

Actualité
L’agence de notation Moody’s prédit une dégradation des finances des collectivités locales en 2015
La baisse des dotations (11 milliards d’euros d’ici à 2017- Voir Veille Actualités -semaines du 6 au 19 septembre 2014) « va fragiliser la situation financière » des collectivités locales selon Moody’s.
L’agence de notation table sur une « croissance du PIB réel de 0,6% en 2015 » et prévoit « des tensions accrues sur les équilibres financiers locaux » en raison d’une hausse des frais de personnel.
Même en diminuant leurs investissements et en augmentant leurs impôts, « les collectivités locales devront recourir plus largement à l’endettement ». Ce sera particulièrement le cas pour les régions, en raison de leur « pouvoir d’imposition limité » selon Moody’s. La dette des régions devrait ainsi représenter, selon l’agence de notation, 95% de leurs recettes de fonctionnement en 2015, contre
89% fin 2013.
Moody’s considère que les collectivités n’auront « pas de difficulté » à trouver les 16 à 20 milliards d’euros dont elles auront besoin (Agence France Locale, Banque Postale, Caisse des dépôts, Banque européenne d’investissement). Cependant, l’agence de notation « anticipe une hausse de la dette contractée (…) auprès des marchés de capitaux ». Elle insiste également sur le « rôle prépondérant »
des banques privées dans le financement du secteur public local ».
Lire l’article de La Gazette des communes


Dynamiques socio-économiques

Surendettement : l’isolement constitue un facteur aggravant selon une étude de la Banque de France.
Le surendettement ne faiblit pas : depuis cinq ans, 220 000 personnes environ déposent chaque année leur dossier devant les commissions spécialisées de la Banque de France.
En 2013, les personnes vivant seules représentaient les deux tiers des ménages surendettés, avec une grande majorité de femmes. A noter : la part des personnes divorcées (environ un tiers des dossiers) augmente depuis dix ans. Aucune tranche d'âge n'est épargnée, même si les principales difficultés se concentrent sur les personnes âgées de 25 à 54 ans.
Dans plus de sept dossiers de surendettement sur dix, les personnes sont locataires mais l’étude souligne la progression de la part des propriétaires parmi les personnes surendettées.
Même si le surendettement touche plus fréquemment les personnes inactives ou au chômage, l’emploi en tant que tel ne constitue pas forcément une protection (35 % des surendettés se trouvent soit en CDD, soit en CDI). Selon la Banque de France, les ménages surendettés perçoivent des ressources mensuelles (salaires, allocations) inférieures ou égales à 2.000 euros dans plus de 75% des cas.

Lire l’article Les Echos
Lire l’étude (316 pages)


« Combattre les inégalités pour rendre nos sociétés plus justes et nos économies plus fortes » : une étude de l’OCDE.
Jamais, en trente ans, le fossé entre riches et pauvres n’a été aussi prononcé dans la plupart des 34 pays membres de l’OCDE selon cette étude. Le revenu des 10 % les plus riches est aujourd’hui 9,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Ce creusement des inégalités, qui s’aggrave depuis la crise, est particulièrement marqué dans des pays comme les États-Unis, Israël, la Finlande et la Suède alors que la France, la Belgique et les Pays-Bas connaissent, eux, une faible variation des inégalités selon l’OCDE.
Ce creusement représente un frein à la croissance : il aurait ainsi coûté 10 points de croissance au Mexique, 9 points au Royaume-Uni et 6 à 7 points aux États-Unis et à l’Italie. Il s’agit d’un constat corroboré par plusieurs études récentes (Banque mondiale, FMI).
L’étude de l’OCDE insiste également sur le fait que « les inégalités de revenus compromettent les possibilités de s’instruire ou de se former » limitant ainsi le développement des compétences ainsi que la mobilité sociale et professionnelle.
Sa préconisation principale est de « corriger les inégalités » pour « rendre nos sociétés plus justes et plus fortes », en menant de pair le combat pour la croissance et la lutte contre les inégalités.
Cet objectif doit passer par « des efforts de redistribution privilégiant les familles avec enfants et les jeunes pour encourager le développement des compétences et la formation tout au long de la vie ».
Une manière pour l’OCDE de rappeler que le capital humain compte autant que le financier.

Lire l’article de La Croix
Lire la note de l’OCDE (4 pages) 
Lire aussi l’article de La Tribune


Financements : Les dons ne devraient pas faiblir en 2014 mais varier en fonction des causes soutenues selon une étude de Recherches et Solidarités
Même si l’année est loin d’être bouclée pour les associations qui engrangent traditionnellement 20 % des dons au mois de décembre, les intentions de don seraient un peu plus fortes qu’en 2013 (environ 4 milliards d’euros collectés) selon cette enquête. Ceux qui le peuvent sont prêts à intensifier leurs efforts : 27% des revenus « très convenables » souhaitent donner plus contre 22 % l’an dernier ; 17% des revenus « convenables » (contre 9 % en 2013). Et ceux qui peuvent encore faire un geste sans pour autant vivre dans l’opulence sont plus de la moitié à affirmer qu’ils donneront autant (contre 45 % en 2013).
Cette croissance globale reste toutefois à relativiser car elle varie fortement en fonction des différentes causes à défendre. Les donateurs sont en effet 77 % à vouloir continuer à soutenir régulièrement des associations d’aide aux plus démunis et d’accès aux soins en France, devant la recherche médicale (70 %), et la protection de l’enfance (70 %).
En revanche, plusieurs causes perdraient du terrain, tout particulièrement celles les plus éloignées géographiquement (développement des pays en difficulté, aide médicale internationale, actions d’urgence à l’étranger) ainsi que le soutien aux mouvements religieux (près de 30% déclarent qu’ils cesseront de donner dans ce domaine).

Lire l’article de La Croix
Lire la publication de Recherches et Solidarités (33 pages)

 
Economie sociale et solidaire : Fonds d'investissement dans l'innovation sociale (Fiso), prêts bancaires et fonds de fonds :
les trois nouveaux outils de financement de Bpifrance pour financer les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS)
Le Fonds d'investissement dans l'innovation sociale (Fiso) : il sera destiné au financement de projets d'utilité sociale et toutes les PME ayant un projet dans l’ESS pourront y prétendre. D’une capacité de 40 millions d'euros financés à parts égales par l'Etat et les régions, le Fiso fonctionnera par appel à projets, mené par les régions.
Dans un premier temps, il sera expérimenté dans huit régions (Franche-Comté, Centre, Picardie, Paca, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Lorraine) pour un montant financier de 20 millions d'euros. Il sera ensuite élargi à de nouvelles régions avec une seconde tranche de 20 millions d'euros, après une évaluation dans dix-huit mois.
Les prêts pour les entreprises spéciales et solidaires (PESS) : ils sont dotés de 50 millions d'euros pour les exercices budgétaires 2015 et 2016 et d'une durée de cinq ans. Ils pourront atteindre 50 000 euros, voire jusqu'à 100 000 dans les régions qui le souhaiteraient. Les entreprises feront la demande de prêts directement auprès de leur banque. Elles disposeront d'une garantie de Bpifrance (70% du
montant du prêt).
Le fonds de fonds pour les projets à impact social : Bpifrance mobilisera une capacité d'investissements totale d'environ 100 millions en fonds propres pour les entreprises de l'ESS ou, plus largement, les entreprises à impact social. Un premier projet de fonds d'investissement dans les coopératives devrait ainsi voir le jour.
Ces trois outils seront opérationnels au premier trimestre 2015.
A noter également : la prolongation de l’action « Financement de l'économie sociale et solidaire » (dotée de 100 millions d'euros et lancée en 2010 dans le cadre du programme d'investissements d'avenir) jusque fin 2015.
Lire l’article de Localtis Info

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Articles et commentaires sont issus de la Newsletter hebdomadaire réalisée par le Pôle Veille et Prospective / Direction International et Prospective d’Apprentis d’Auteuil.