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DSC 0071Initiée en métropole par l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), la 3e édition des « journées nationales d’action contre l’illettrisme » a trouvé écho dans le Pacifique. Elle aura été l’occasion pour le régiment du service militaire adapté de Polynésie française (RSMA-Pf) d’ouvrir ses portes le jeudi 14 septembre dernier.
Devant un auditoire composé de membres du gouvernement polynésien et de hautes autorités de l’Etat et du Pays, le lieutenant-colonel Sandrine Attia, chef de corps du RSMA-Pf, a rappelé en ouverture l’implication du régiment dans la lutte contre l’illettrisme. Celle-ci contribue en effet directement à l’insertion socio-professionnelle des 30% de volontaires repérés en situation d’illettrisme formés chaque année et décelés grâce aux tests de l’ANLCI.

Monsieur Philippe Couturaud, vice-recteur de la Polynésie française, a quant à lui insisté sur toute l’importance qu’il attachait à la convention entre l’État et le Pays qu’il a souhaité porter de 3 à 10 ans. Celle-ci prévoit entre autres la mise à disposition de professeurs des écoles au profit du RSMA-Pf. Après avoir souligné les dernières évolutions pédagogiques mises en œuvre par l’Éducation nationale, il a insisté sur la nécessité d’instaurer une politique de prévention en matière de lutte contre l’illettrisme.

Vint ensuite Madame Téa Frogier, ministre du travail, de la formation professionnelle et de l'éducation de la Polynésie française. Elle montra l’importance qu’elle accorde aux actions de prévention menées par son ministère, notamment par le biais de la mission de lutte contre le décrochage scolaire. La ministre expliqua ensuite à l’auditoire le lien indissociable qui existe entre l’emploi et la formation au sens large du terme. D’où la nécessité d’une lutte contre les situations d’illettrisme, souvent synonymes d’échec scolaire et social. Concluant sur les dix années de partenariat entre son ministère et le RSMA-Pf, elle félicita les futurs diplômés.

Enfin, Monsieur Marc Tschiggfrey, secrétaire général du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, conclut les discours en insistant sur la dureté, pourtant nécessaire, du terme « illettrisme » pour que « ceux qui y sont confrontés ne soient pas oubliés ». Sans omettre de souligner le courage des victimes de l’illettrisme, il mit également en exergue les excellents résultats du RSMA-Pf qui, chaque année, « donne les clés à près de 240 jeunes pour sortir de l’illettrisme ».

La séquence des témoignages fut quant à elle des plus émouvantes. Et c’est le jeune Tauhiti TEPEA, volontaire stagiaire au RSMA-Pf, qui prit la parole pour évoquer son parcours et ses difficultés liées à l’illettrisme. Très longuement applaudi, il a conclu son témoignage en ces termes : « Aujourd’hui, j’ai un diplôme grâce à mes efforts et à mon travail. J’ai aussi gagné en confiance et c’est tellement important pour redémarrer dans la vie. »

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Enfin, ce fut au tour de Madame Faimano Krause, professeur des écoles mis à disposition du RSMA-Pf, de souligner l’implication de l’équipe pédagogique régimentaire. Chacun a pu apprécier les efforts qu’elle et son équipe mettent en œuvre afin de mettre en corrélation la remédiation et les savoirs inculqués à ce public parfois fragile que constituent les volontaires stagiaires du régiment.

Sous les flashs des parents et amis, la remise des diplômes du certificat de formation générale vint parachever cette première édition polynésienne des journées nationales d’action contre l’illettrisme.


Cet article est repris dans l'Ancre d'Or - Bazeilles n° 420
crédit photo : RSMA Pf.