Dispositif militaire d‘insertion socioprofessionnelle pour les jeunes des Outre-mer éloignés de l‘emploi

« Si personne ne passe le message, personne ne saura rien et tout le monde peut devenir une brute ». Rachad, volontaire stagiaire au RSMA-My.

La 1 ère édition de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes s’est déroulée le 02 décembre au RSMA-My ; sous l’impulsion du pôle d’Accompagnement Médico Psycho Social (AMPS) composé du médecin-chef PIERRES, du lieutenant MONTHENOL, psychologue et de l’assistante de service social de l’Action Sociale des Armées, Irène BEAUPERE.

L’évènement, encadré par les acteurs régimentaires en charge de la mixité et de l’égalité et les professionnels du Centre Médical d’Unité ; a permis aux jeunes volontaires stagiaires et techniciens présents, d’accéder à l’information sous des formes inédites au sein du régiment : mini-conférences débats et stands.

L’objectif des animations étant de s’adresser de manière adaptée et inclusive pour susciter échanges et débats sur les représentations personnelles liées aux violences.

Cette journée, organisée à destination des volontaires stagiaires et techniciens du régiment, a accueilli ces derniers dans le respect des mesures sanitaires.

La présence du Sous-préfet Jérôme MILLET, accompagné de la directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité Madame Taslima SOULAIMANA ainsi que de la directrice générale de l’Agence Régionale de Santé de Mayotte, Madame Dominique VOYNET et de la Secrétaire générale de l’ARS Mme Stéphanie FRECHET, a souligné l’intérêt que porte au sujet, l’autorité préfectorale et les représentants des grands corps de l’Etat

L’ouverture de l’évènement s’est effectuée par une adresse du chef de corps, le Lieutenant-colonel Pierre-Louis DUBOIS qui a précisé que l’action du jour s’inscrivait dans la mission citoyenne du SMA en faveur de la jeunesse mahoraise.

Les mini-conférences de la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la Gendarmerie qui ont été suivies avec attention par l’auditoire, ont porté sur les questions de la responsabilité pénale des auteurs et des témoins mais également sur la prise en charge des victimes.

Les violences revêtent des formes multiples : emprise, harcèlement, agressions sexuelles, viols, violences économiques, violences conjugales, mariages précoces ou forcés, prostitution. Leurs répercussions sur les individus sont sanitaires, psychologiques et sociales.

Ce fut l’occasion d’aborder ces thèmes souvent considérés comme tabous, notamment avec l’Association départementale pour la Condition Féminine et l’Aide aux Victimes (ACFAV).

Le Réseau Périnatalité de Mayotte (REPEMA) a quant à lui, engagé les participants à échanger sur les différents modes de contraception autour du jeu « Câlins Malins ».

Les formats des ateliers ont été conçus afin d’adapter les messages à un public de jeunes adultes. L’association NARIKÉ MSADA a ainsi proposé un stand de conception d’affiches et de slogans avec une mise en vedette des volontaires. Nombreux repartaient en arborant fièrement leurs portraits mis en valeur par un slogan fraîchement créé.

Il s’agissait de permettre à chacun de s’approprier sous des formes variées, le sujet des violences afin que les réflexions menées, participent au changement de leurs regards et bénéficient à leurs proches.

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