Dispositif militaire d‘insertion socioprofessionnelle pour les jeunes des Outre-mer éloignés de l‘emploi

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Ils parlent du SMA

#Mobilité ? On en parle.

Au SMA l’insertion des jeunes ultramarins passe aussi par une mobilité. 22% des jeunes insérés en 2018 ont choisi cette possibilité. Elle permet de poursuivre son projet d’insertion professionnelle dans l’Hexagone soit via l’alternance, soit via un cursus de formation continue, soit directement via un emploi.

Cette mobilité peut-être prise en compte par différents opérateurs (LADOM, CNARM,…) et en partenariat également avec des organismes de formation et des entreprises.

Néanmoins, même si tout est réuni pour sécuriser cette mobilité, elle nécessite d’être préparée. Outremers360 vous fait découvrir le témoignage de six jeunes volontaires originaires des Antilles, de Guyane, de La Réunion... Avec leurs craintes, leurs espoirs et surtout avec la détermination d’avoir fait le bon choix pour eux !

crédits : Outremers360/Eline Ulyse - SMA/POPS/Mobilité

 

 

Les grandes dates du SMA

SMA1961 Michel Debre

C'est à l'initiative de Michel DEBRÉ, premier Ministre, sur proposition du général Jean Némo, que le SMA est créé aux Antilles-Guyane en 1961, à titre expérimental. Le général Nemo disait du SMA : « Sous son drapeau, il ne s’inscrira jamais de noms de victoires militaires, mais il est d’autres victoires, celles que l’on gagne contre la misère et le sous-développement ».

  • 1961 : lancement du Service militaire adapté aux Antilles. Au fil des années, le SMA s’étend à l’ensemble des départements et collectivités d’outre-mer :
    • 1965 : La Réunion
    • 1986 : Nouvelle-Calédonie
    • 1988 : Mayotte
    • 1989 : Polynésie française
    • 1995 : création d'un détachement à Périgueux pour faciliter la mobilité et la formation en métropole
  • 1996 : suspension du Service militaire « classique » et maintien du SMA, au vu de sa bonne prise en charge de la jeunesse en difficulté
  • 2009 : décision de doubler le nombre de jeunes accueillis par le SMA
  • 2017 : le SMA est en mesure d'accompagner 6 000 jeunes par an

Le général Jean Némo 

SMA1961 GBR Jean Nemo

Le général Jean Némo est issu de l’infanterie coloniale. Saint-cyrien de la promotion « du Rif » (1924-1926), il sert au Tonkin dès sa sortie de l’Ecole spéciale militaire puis effectue, après-guerre, deux nouveaux séjours en Extrême-Orient, l’un de 1946 à 1948 en tant que chef de bataillon et lieutenant-colonel à l’état-major de la 3e division d’infanterie coloniale puis commandant du secteur des Plateaux à Pleiku, l’autre de 1952 à 1955, où il assure successivement le commandement de la zone Sud et de la zone d’Haïphong.

Auditeur à l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) en 1956, le colonel Némo est promu deux ans plus tard général de brigade et nommé commandant supérieur du groupe Antilles- Guyane où il met au point le "service militaire adapté" (SMA) aux conditions économiques et sociales des départements et territoires d’outre-mer.

(source : Marie-Catherine VILLATOUX. Article paru dans la Revue historique des armées, n°232, 2003)